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Le Maghreb Economic Forum (MEF) et Initiatives pour la Communauté Economique du Maghreb (ICEM), en partenariat avec le groupe AOB, ont le plaisir de vous inviter au Webinar : « Accélérons la transition énergétique pour un impact économique au Maghreb ».

Les trois agences nationales AMEE (Maroc), ANME (Tunisie) et APRUE(Algérie) présenteront leur stratégie dans un contexte marqué par la COVID19 et dont les attentes économiques et sociales sont très grandes.

Le webinar traitera des opportunités actuelles et futures des trois pays du Maghreb dans le cadre d’une coopération régionale en vue d’opérer une transition énergétique créatrice d’un écosystème durable avec de la recherche, des emplois, de la rentabilité et une plus grande protection de l’environnement. Ensemble, les trois pays de la région peuvent parvenir à résoudre cette fragile équation et devenir la locomotive du continent africain.

En mai 2020, le Forum Économique Mondial (WEF) avait publié l’indice mondiale sur les performances des systèmes énergétiques. Le Maroc, en léger recul demeure le mieux placé au niveau régional puisqu’il occupe la 51ème place mondiale ; l’Algérie s’est hissée au 83ème rang (gagnant 6 places) tandis que la Tunisie enregistrait un net recul de 17 places pour se hisser à la 89ème place.

Comment la crise de la COVID19 peut-elle accentuer la transition énergétique en devenant un vecteur de croissance et de création d’emplois ? Existe-t-il aussi une menace du financement de la transition énergétique dont la collaboration multipartite est très lente et coûteuse à mettre en place ?

La région peut très bien s’appuyer sur son positionnement stratégique pour devenir un acteur mondial dans la production et l’exportation d’énergie solaire. D’ailleurs, en 2016, le Maroc affichait ses ambitions avec la plus grande centrale solaire du monde : le complexe Noor à Ouarzazate d’une superficie de 480 hectares (soit 600 terrains de foot). Le Royaume ambitionne de porter la part des énergies renouvelables dans le mix électrique national à plus de 52 % en 2030.

En Tunisie, la première centrale électrique photovoltaïque vient d’être inaugurée à Tozeur (au sud) en Septembre 2019. D’une superficie de 20 hectares, la centrale pourra répondre à 14% de la consommation annuelle de la région.

Pour ces deux pays, le risque réside dans la combinaison des impacts économiques du coronavirus et de la chute du prix des hydrocarbures qui peuvent freiner certaines décisions importantes en faveur de la transition énergétique. Ghozlene Oubya, présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie Maroco-Tunisienne) a établi un constat simple :

« les deux pays sont importateurs d’énergie et que cela pénalise leur balances commerciales et compétitivité (…). Il nous paraît, ainsi, vital d’en sécuriser l’approvisionnement, de réduire nos dépendances aux énergies fossiles et de diversifier notre mix énergétique en investissant massivement dans les énergies renouvelables. »

En Algérie, la baisse du prix des hydrocarbures accélère quant à elle les ambitions nationales avec un cap donné pour 2030 d’une production de 22 000 MW. Le méga projet débuterait avec la production de 4.000 MW d’électricité pour un investissement supérieur à 3,5 mds de $. Le plus grand pays africain jouit en effet d’une durée d’ensoleillement de 2 000 à 6 000 Wh/ soit l’un des plus importants gisements d’énergie solaire au monde.

Pour conclure, là où certains considèrent le contexte géopolitique régional comme un ralentisseur de cette transition énergétique, nombreux sont ceux qui voient les créations d’emplois et les économies d’échelle comme des catalyseurs pour un Maghreb rayonnant par son énergie. Soyons au rendez vous ce Jeudi à 15h pour prendre part au débat et être force d’initiative.